L’acronyme RSE, nous le connaissons tous. C’est un terme qui revient régulièrement dans les conversations. En effet, dans ce contexte actuel de crise sanitaire et écologique, nous avons pris conscience qu’au-delà des avantages pour les entreprises, les engagements RSE constituent un enjeu majeur pour la société en général. Mais savons-nous vraiment ce qu’il se cache derrière ces trois lettres ? Notre ambition est de le comprendre ensemble au travers de cet article.

Nous définirons la RSE et découvrirons son histoire. Ensuite nous examinerons les moyens par lesquels les entreprises mettent en place leurs engagements RSE et la façon de les mesurer. Pour finir nous nous intéresserons à la manière dont Celencia intègre ses engagements RSE à sa stratégie d’entreprise.

 

1. La RSE c’est quoi ?

RSE signifie Responsabilité Sociétale des Entreprises. La responsabilité sociétale des entreprises ou des organisations (RSE/RSO) est une démarche visant à intégrer les enjeux du développement durable, à moyen et long termes, dans la vision et la stratégie d’une organisation. Il s’agit d’une démarche volontaire de la part des organisations. Depuis sa publication en 2010, la norme ISO 26000 constitue le cadre de référence en la matière, donnant ainsi des lignes directrices à suivre.

Selon la norme ISO 26000, la RSE est « La responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement, se traduisant par un comportement éthique et transparent qui contribue au développement durable, y compris à la santé et au bien-être de la société ; prend en compte les attentes des parties prenantes ; respecte les lois en vigueur et qui est en accord avec les normes internationales de comportement; et qui est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses relations »[1].

Mettre en place une démarche et des engagements RSE au sein de son organisation, c’est avoir la volonté de prêter attention à ses impacts sur la société et l’environnement, et agir de façon responsable. C’est équilibrer les quatre dimensions suivantes dans les préoccupations de l’entreprise : économique, sociale, sociétale et environnementale. Les engagements RSE s’étendent donc des relations d’affaires et pratiques responsables/loyales à la protection du client/consommateur. Elles concernent également la protection des salariés, le respect de l’environnement et la contribution au développement local.

[1] Cf. https://www.labellucie.com/la-norme-iso-26000

Les entreprises mettent en place leurs engagements RSE en organisant des actions autour des quatre piliers définissant la RSE : économique, social, sociétal et environnemental. Pour illustrer les engagements RSE d’une entreprise, prenons quelques exemples d’actions mises en place par Groupama. Ce groupe mutualiste est un bon élève en RSE, avec son programme stratégique 2020-2021 AGI’RSE articulé autour de 4 axes et 12 engagements RSE :

  • Employeur attentionné et engagé pour la réussite collective : Groupama Assurances Mutuelles, Groupama Assicurazioni et Groupama Asigurari sont certifiées Top Employer en 2019.
  • Assureur créateur de solutions et services durables : Groupama accompagne la transition pour une agriculture durable via le lancement de GARI, un agrégateur de services innovants pour simplifier la vie des agriculteurs et veiller sur leur exploitation.
  • Partenaire solidaire auprès des communautés et des territoires : via ses mécénats et sa lutte contre les maladies rares. La Fondation Groupama décerne le Prix de l’innovation sociale au Lab universitaire de la faculté de pharmacie de Reims.
  • Acteur responsable de la transition écologique : Groupama a réduit sa consommation de papier de -3,8 M de pages imprimées.

Engagements RSE Groupama

Afin de faire valoir ses engagements RSE, l’entreprise se doit d’être transparente et de communiquer avec ses parties prenantes. Il est d’ailleurs de plus en plus demandé par les clients et les candidats de connaître les performances extra-financière des organisations. Pour cela, les entreprises ont recours à des outils de calcul, à des indicateurs et à des labels. Parmi ces outils, nous trouvons par exemple l’Analyse du Cycle de Vie, quantifiant les émissions de gaz à effet de serre d’une entreprise et les impacts de celles-ci sur l’environnement. Parmi les indicateurs, les entreprises peuvent par exemple chiffrer le taux d’emploi de personnes handicapées ou le montant d’investissement dépensé pour les mécénats.

Les entreprises ont aussi la possibilité de communiquer sur leurs engagements RSE et de les faire reconnaitre via des certifications ou labellisations comme la labellisation Afnor, Ecocert ou Lucie. La labellisation permet d’assurer un cadre en interne afin de respecter ses engagements RSE, de se challenger, et d’apporter une valeur probatoire des actions mises en œuvre de la part de l’entreprise auprès de ses parties prenantes. Prenons l’exemple du label Lucie. Il est aligné sur les 7 questions centrales de la norme ISO 26000, que sont : la gouvernance de l’organisation, la contribution au développement local, les droits de l’Homme, les relations et conditions de travail, les bonnes pratiques des affaires, l’environnement et la protection du consommateur.

Label LUCIE :

  • Créé en 2008 par Qualité France Association
  • Aligné sur la norme ISO 26000 (texte international de référence en matière de RSE depuis 2010), qui définit un cadre pour les entreprises souhaitant adopter un comportement responsable en matière sociale et environnementale
  • Démarche d’engagement durable, impliquant des progrès réguliers et continus
  • Permet à l’entreprise de s’engager dans une démarche RSE autour de 7 axes et 25 principes d’actions
  • Cette labellisation apporte à toutes les parties prenantes d’une entreprise labellisée la garantie que celle-ci est engagée dans une véritable démarche de progrès RSE

2. Comment mettre en place des engagements RSE dans une entreprise ?

 

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