Consultants, qui sont nos collègues ?


S’il n’est plus à démontrer la place prépondérante qu’occupe la qualité des relations interpersonnelles dans le quotidien au travail tant la littérature en ce sens est abondante, on peut se demander, en ce qui concerne le rapport avec ses collègues, comment celui-ci peut faire l’objet d’ambivalences lorsqu’on est consultant. 

Cet article s’attachera alors à se questionner sur les catégories de personnes pouvant se trouver derrière le terme « collègues » ainsi qu’à présenter mon expérience personnelle de cette relation en tant que consultant chez Celencia. Il ne sera alors ici pas question d’un travail de recherche sociologique mais plutôt de l’exposition de mon ressenti.

Clément BIZET, 

Consultant, Celencia Paris 

Qu’est-ce que j’entends par « collègues » ?

L’acception classique du terme « collègue » renvoie, selon le Larousse, aux personnes qui remplissent la même fonction ou qui travaillent dans la même entreprise qu'une autre. Néanmoins, cette définition ne prend pas l’affect en considération. Or, selon moi, il existe une dichotomie entre ces collègues avec qui l’on travaille et ceux avec qui on prend plaisir à travailler ou à côtoyer dans l’enceinte de l’entreprise. En ce sens, il y aurait donc les collègues « normaux » et les collègues « ++ »* pour lesquels, en complément d’une bonne entente réciproque, vient, en mon sens, s’ajouter les notions de confiance et d’entraide en cas de besoin. C’est par exemple, la personne à côté de vous à qui vous pouvez avouer avoir fait une erreur pas très maline et qui vous aidera à la corriger, ou celui à qui vous pourrez vous plaindre de votre charge de travail quand celle-ci devient trop importante. C’est donc à ces personnes que je fais référence dans la suite de cet article.

Quand on est consultant, qui peuvent être nos collègues ?

Si pour un salarié « normal » la question ne se pose pas, pour un consultant, de par la forme par laquelle il est employé, elle mérite réflexion. Dans une semaine de travail en mission (ce qui représente au moins 90% de l’année), il est amené à côtoyer pas mal de monde : les membres de l’organisation au sein de laquelle il intervient (internes), avec éventuellement les autres prestataires (externes), et les membres de son cabinet lorsqu’il s’y rend physiquement. Mais les interactions avec ces différentes personnes peuvent-elles être toutes considérées comme des relations de collègues ?

Les membres de l’organisation pour laquelle le consultant effectue une mission 

Alors que le consultant peut tout à fait s’entendre avec les internes avec qui il travaille au quotidien, les notions de confiance et d’entre aide peuvent être mises en cause. Il est à garder en tête que ces personnes peuvent contribuer à former le système client et être amenées à évaluer le consultant. Par ailleurs, il s’observe aussi parfois une ségrégation chez le client, entre les salariés et les prestataires. Cela vient alors inexorablement réduire les chances de se faire des collègues.

Les autres prestataires intervenant dans l’organisation cliente

Tout d’abord, il n’est pas systématique de se trouver dans une organisation accueillant plusieurs prestataires, notamment dans les petites structures. Toutefois, le cas échéant, là aussi, le consultant peut parfaitement s’entendre avec ses pairs. En revanche, plusieurs limites peuvent apparaître :

  • La mise en concurrence des prestataires par le client qui ne souhaite garder que ceux qu’il estime être les plus performants,
  • La durée des relations. Par nature, les missions sont temporaires (elles excèdent rarement une année) et les externes ne débutent pas leur mise à disposition en même temps. Ainsi, les périodes durant lesquelles les échanges sont possibles peuvent être très courtes, d’autant plus si une partie est réalisée en télétravail.

Par conséquent, par le risque de mise en concurrence pouvant dégrader les relations et la courte durée de fréquentation, il n’est pas simple d’arriver à nouer ce lien de collègue avec les autres externes.

Les collaborateurs du cabinet du consultant

Là encore, il est fort probable de trouver des personnes pouvant être considérées comme ses collègues. Apparaît en revanche une limite se situant ici sur la fréquence des relations. En effet, chaque consultant passe la majeure partie de son temps chez le client et ne se rend peu souvent au cabinet. Et tous les membres ne s’y rendent pas le même jour. Il peut alors se passer plusieurs semaines sans que l’on croise certaines personnes pour autant appréciées. La relation est alors plus difficile à nouer.

En somme, si un consultant peut tout à fait compter certains de ces acteurs parmi ses collègues, il peut tout aussi, à l’inverse, du fait des limites présentées pour chacune des catégories, n’en considérer aucun comme tel. Il peut alors se sentir isolé et développer le sentiment qu’il manque quelque chose dans son quotidien au travail (à lire ci-dessous : les choses mises en place au sein du cabinet Celencia pour éviter ce type de situation).

Pour ma part, quels sont ceux que je considère comme collègue ?

En ce qui me concerne, alors que je peux compter sur les doigts d’une main les membres de l’entreprise cliente chez laquelle j’évolue actuellement que je considère comme tel et sur l’autre les prestataires extérieurs, le tri n’a pas raison d’être pour les membres du cabinet Celencia : pour moi, ce sont tous mes collègues. Sur la trentaine de salariés du bureau parisien, je prends plaisir à discuter avec chacun d’entre eux, me sens suffisamment en confiance pour leur confier d’éventuelles péripéties professionnelles ou encore pour leur demander de m’aider sur une tâche lors d’une mission sans craindre ni refus, ni jugement.

Un ressenti favorisé par le dispositif mis en place par Celencia

Afin de pouvoir pleinement considérer les autres membres du cabinet comme ses collègues, Celencia a su créer un cadre propice et mettre en place les actions adéquates. Voici quelques exemples :

  • Un process de recrutement basé sur l’humain en faisant intervenir, à l’une des étapes, un petit groupe de consultants lors d’un échange informel autour du récit d’une expérience du candidat. L’idée est d’apprendre à connaître ce dernier afin de s’assurer de l’adéquation de ses valeurs avec celles du cabinet (non seulement CARE, c’est-à-dire Confiance, Audace, Respect et Engagement, mais aussi bienveillance, convivialité et partage). Grâce à cette rencontre, Celencia facilite l’intégration du nouvel entrant et maximise les chances pour qu’une bonne entente s’opère avec ses pairs.
  • Un espace de travail sous forme de « Smartplaces » dans lequel les consultants se rendent à leur guise dans le but de se rencontrer et de passer du temps ensemble, tout en disposant des conditions matérielles permettant l’exercice de leurs missions. Le bureau représente alors un lieu de sociabilité, de rencontre et de partage.
  • Des moments de convivialité fréquemment organisés pour permettre aux consultants de se réunir : soirées de saison organisées tous les trois mois, réunion de bureau mensuelle, soirées thématiques mises en places à l’initiative de certains salariés (soirée jeux vidéos, jeux de société, cours de yoga, foot…), séminaire et kick off annuels, déjeuners « on se dit tout » avec le dirigeant, etc.
  • Un management transparent garant d’un climat sain valorisant l’entraide.
  • Des chantiers internes sur lesquels les consultants se positionnent de leur plein gré pour travailler en groupe.


En conclusion, lorsqu’on est consultant, il n’est pas toujours simple de se faire des collègues « ++ ». Celencia fait alors partie de ces cabinets qui offrent à leurs salariés un cadre idéal pour la création de ces relations, favorisant ainsi la satisfaction de ce besoin de lien si important dans le travail.

*Une troisième catégorie peut aussi se détacher : les collègues devenus amis, c’est à dire se voyant à l’extérieur de l’organisation, hors cadre professionnel.


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